Si Armand était ouvert à toutes les discussions, la position de Cayzac sur le dossier était inflexible : "À partir du moment où le président ne voulait pas ouvrir les portes d'un transfert à Lyon, les choses étaient claires. Si les deux clubs avaient trouvé un accord, j'étais prêt à y aller. Mais je ne voulais pas entrer dans un bras de fer avec le PSG. Ce n'est pas dans ma nature. Je ne voulais pas être le Ribéry de l'an dernier."
L'offre lyonnaise était très alléchante, et le départ d'Armand en était presque devenu inéluctable : "Elle m'a fait réfléchir. Pas tant sur le plan financier, car on n'est pas vraiment malheureux à Paris. Mais sur le plan sportif, je pensais qu'il y avait un truc intéressant à faire à Lyon. Ces derniers temps, ce n'était pas évident de s'entraîner pendant une semaine avec tout ce qui se passait. Alors je voulais que ça se règle le plus vite possible dans un sens ou dans l'autre. Quand des discussions traînent trop, des événements peuvent survenir, comme des blessures, et compromettre telle ou telle chose. Pendant cette période, j'ai beaucoup discuté avec le coach et le président. J'ai toujours dit que j'étais bien à Paris."
Finalement, Armand a décidé de prolonger son contrat jusqu'en 2011, revalorisation salariale à la clé. Mais en contrepartie, il réclame du changement : "Un nouveau coach est arrivé en janvier et il amène de la stabilité. Tout le monde est conscient de la souffrance endurée la saison dernière. On veut que ça change."