Le PSG a-t-il définitivement lancé sa saison ? "Je vous donnerai la réponse samedi soir (NDLR : après la réception de Nancy) ! Au lendemain de nos succès au Mans (2-0) ou à Monaco (2-1), on disait aussi que c'était parti, alors... Quand vous gagnez, c'est plus facile d'avoir des espoirs. A Strasbourg, il y a eu du bon et du moins bon ; nous avons quand même eu les moyens de plier le match. Mais peut-être avons-nous aussi besoin de trembler jusqu'au bout des rencontres pour nous forger un gros mental."
Le plus important est à présent de s'imposer à domicile : "Il faut surtout arrêter avec cette série de sept matchs sans victoire et ces défaites au Parc des Princes. On ne va pas pouvoir faire le yo-yo tout le temps entre domicile et extérieur."
Justement, quel est le problème au Parc des Princes ? "Au début, c'était un manque de réussite. Maintenant, c'est aussi dans les têtes. On nous le répète tellement... Même si le Parc est un endroit festif, nous n'arrivons pas à faire le match référence. C'est du à la qualité de nos adversaires mais aussi à nous-mêmes : sur les derniers matchs, nous n'avons pas été à la hauteur sur le plan technique. Nous devons élever notre niveau de jeu. Moi le premier. Je dois peser plus sur l'équipe adverse et apporter davantage. Je ne l'ai pas fait lors de nos défaites contre Rennes et Lyon."
Rothen n'est pas d'accord avec son président, qui a déclaré que l'état d'esprit était meilleur depuis Valenciennes : "Il n'y avait pas que du négatif dans ce que nous faisions avant. D'accord, nous avons raté un match, contre Rennes (1-2). Là, il y a eu défaillance collective. C'est sans doute dur pour un entraîneur de voir son équipe amorphe. Mais nous sommes tous capables de faire notre autocritique. Des joueurs ont ensuite montré qu'ils étaient là et que l'expérience comptait."
La concurrence instaurée par Paul Le Guen a-t-elle changé quelque chose ? "On a pris conscience que le coach était capable de certains choix. Mais jusqu'à présent, aucun mec ne se voyait beau ou en faisait moins sous prétexte qu'il était sur de jouer."
Le 4-3-3 semble être privilégié par les joueurs : "Nous avons beaucoup plus de repères. Ce système nous donne de la vitesse, de la profondeur. En 4-4-2, nous n'avons peut-être pas vraiment les armes aujourd'hui pour dominer une équipe."
Lorsqu'on lui indique que le 4-3-3 ne semble pas seoir à Pauleta, Rothen réplique : "Je pense que nous pouvons jouer avec lui devant. Il me rappelait d'ailleurs qu'à l'Euro 2004 il évoluait en pointe avec Figo et Cristiano Ronaldo sur les côtés. Au Parc, il est important car il apporte son expérience et surtout il marque. Et nous devons faire peur à l'adversaire et que celui-ci se dise : « Tiens, ils sont moins prévisibles que d'habitude. » Mais après, c'est une question de choix et nous respectons évidemment ceux de l'entraîneur."