Landreau voit une forme de logique dans la saison du PSG : "Sur le papier, on n'était pas si fort que ça et j'avais conscience que ce ne serait pas simple. Les vraies questions, c'est maintenant. Il faut obligatoirement changer pas mal de choses, il faut une épine dorsale forte. Il faut se donner les moyens pour être dans les quatre ou cinq premiers. On pourrait toujours dire ou redire des choses sur cette saison. Il reste une chose, c'est que le club ne s'était pas donné les moyens."
L'ancien Nantais croit détenir un élément d'explication : "On a manqué de leaders. Les jeunes ont pris la place qu'on leur a donnée. Je n'ai pas mal vécu cette épisode (titularisation de cinq jeunes le 20 octobre contre Valenciennes), j'avais compris le message du coach mais après, peut-être que ce n'était pas la meilleure solution. Pour ma part, le plus jeune des gardiens n'a pas pris ma place."
La venue de Michel Moulin semble avoir amené quelque chose de positif : "Ça a surpris, mais à un moment donné, dans un contexte difficile, ça a été un plus. C'était ce qu'il fallait faire puisqu'on s'est sauvés. On a aussi souvent réclamé de la stabilité pour travailler et peut-être qu'avec un autre entraîneur, on ne serait pas en Ligue 1 aujourd'hui."
Sur un plan plus personnel, le natif de Machecoul reconnaît avoir été moins bon cette saison : "J'étais dans une situation difficile. Quand tu vis sous haute pression, c'est normal d'avoir une petite baisse. J'ai été dans une déstabilisation que je ne souhaite à personne, j'ai eu des pressions de partout et encore plus sur moi. Tout ce que j'ai fait, c'est tenir bon ! J'ai continué à travailler car il fallait être présent. Avec l'équipe de France, j'ai pris un but en dix matches. Je veux bien être ''cartonné'' parce que je prends un but contre le Maroc mais c'était dans un contexte difficile avec le PSG. (...) Ce qui est essentiel, c'est d'assumer ses responsabilités. Je ne me suis jamais caché, j'ai assumé le rôle que je devais avoir. C'est ce que le coach a pensé en me faisant confiance."
L'international français se montre évasif quant à son avenir : "Il me reste deux ans mais je m'interroge. On est obligé de s'interroger quand on ne connaît pas qui va être le président, qui va être l'entraîneur. On a dit que j'avais signé à Rennes. Je n'ai eu aucun contact personnel avec Rennes. Vous me voyez jouer à Rennes ? Il y a un grand club pas loin (Nantes), dans lequel j'ai joué et je ne peux pas, vous comprendrez bien. Je dis toujours que les points, on les compte à la fin. J'ai fait deux saisons à 38 matches, je viens d'avoir 29 ans et veux continuer mais je ne suis pas « maso »."
Le sort de Paul Le Guen influera-t-il ? "C'est quelque chose qui peut être dans la réflexion."
Le portier sera remplaçant samedi, lors de la finale de la Coupe de France : "C'est vrai mais j'espère, pour le club, un deuxième titre (après la Coupe de la Ligue). Je n'ai pas changé quoi que ce soit cette saison, je donne pour le groupe. Si on gagne la Coupe, je dirai que cette saison aura été difficile et enrichissante."